Aller au contenu principal
Remise en état des infrastructures de base

Défi

En Haïti, les infrastructures de base sont en très mauvais état, voire inexistantes. Cela complique énormément la tâche aux Haïtiens lorsque vient le temps de faire des affaires, d’avoir accès aux marchés et d’attirer les investisseurs. Le défi est encore plus grand dans les régions rurales.

Approche et partenariat

Le Programme de remise en état de l’infrastructure économique de base a été lancé en juin 2004 pour une durée de cinq ans. Afin de favoriser la relance économique à l’échelle locale, il encadre des projets de petite et moyenne envergure visant à réparer des infrastructures de base dans plusieurs régions d’Haïti : routes, ports, systèmes d’eau potable et d’assainissement, équipements municipaux, systèmes d’irrigation et réseaux électriques, entre autres. Le Programme est géré par l’Unité technique d’exécution (UTE) du ministère haïtien de l’Économie et des Finances.

La Banque interaméricaine de développement a versé 150 000 $US pour fournir l’aide technique nécessaire au lancement du Programme, tandis que le gouvernement haïtien a contribué à hauteur de 21 692 $US. Le Programme dispose d’un budget total de 110 millions $US; de cette somme, 70 millions $US proviennent de la Banque interaméricaine de développement, 32 millions $US du gouvernement du Canada, 7 millions $US du Fonds de l’OPEP pour le développement international et 800 millions $US du Trésor public haïtien. L’UTE a aussi obtenu des fonds supplémentaires équivalant à 10,6 millions $US de l’Agence française de développement.

Résultats

Jusqu’à présent, 24 projets sont terminés, 15 sont en cours et 20 en sont à l’étape de la planification. Environ 2 millions de personnes ont déjà bénéficié des retombées du Programme, qui vise particulièrement les régions du Sud-Est, de l’Ouest, de l’Artibonite, du Nord, du Nord-Ouest et du Nord-Est.

Voici quelques faits saillants :

  • À Jacmel, on a réparé 5,5 km de routes municipales, construit un réseau d’égouts et remplacé les conduites d’eau potable.
  • On a reconstruit le pont sur la rivière de Lascahobas (30 m de portée), à l’entrée de la ville du même nom, ce qui assure un lien avec la capitale.
  • Le nouveau pont sur la rivière de Bayeux (60 m de portée) et les travaux en cours sur la route Limbé–Le Borgne (29 km) ont déjà réduit de moitié la durée du trajet entre ces deux villes du Nord.
  • On a construit une ligne électrique de 5,5 km au Cap-Haïtien, la deuxième plus grande ville d’Haïti. Ce projet comble un besoin urgent : assurer une alimentation électrique fiable aux stations de pompage desservant la ville en eau potable. La construction de deux réservoirs d’eau permettra d’augmenter de façon importante la quantité d’eau potable disponible.
  • Des travaux d’irrigation de 350 hectares de terres sont en cours à Maribaroux, dans le Nord-Est.
  • La Ville de Jacmel s’est dotée d’un plan d’aménagement et de développement durable, élaboré avec le concours de la Direction départementale de l’équipement de la Guadeloupe. Ce projet a été coordonné par l’UTE avec l’appui financier de la France.

À venir

Au total, plus de 60 contrats d’une valeur moyenne de 1,4 million $US auront été exécutés au terme du Programme. Les travaux d’assainissement des eaux usées seront effectués grâce à un cofinancement de l’Agence espagnole pour la coopération internationale équivalant à 4 millions $US; la coordination des travaux sera assurée par le ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications.

Pour en savoir plus

Pour plus de renseignements sur les travaux de la Banque interaméricaine de développement en Haïti, visitez le site Web suivant :
http://www.iadb.org/fr/pays/haiti/1001.html

Jump back to top