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Fonds d'assistance économique et sociale : Le Programme de Développement Local

Défi

La population rurale du pays est estimée à près de 55%. En prenant en considération le faible taux d’urbanisation et le caractère rural de la plupart des bourgs, ont peut estimer que 70% de la population a des activités rurales comme principale source de revenus. Les infrastructures de base (eau et irrigation, routes, électricité, assainissement, écoles, etc.) sont absentes ou se trouvent dans des états lamentables.

Approche

Un Programme de Développement Local (PDL), d’une durée de cinq années et avec pour objectif d´améliorer la qualité de vie et la capacité de générer des revenus en faveur des couches les plus appauvries et les plus vulnérables de la population, a été mis en place par l’Etat Haïtien en 2003. Ce programme vise à (i) augmenter le nombre de ménages ayant accès aux services sociaux de base, (ii) étendre l´assistance sociale à des groupes vulnérables spécifiques et enfin (iii) augmenter et diversifier le revenu des communautés appauvries.

Le programme aide d’abord les communautés à préparer un plan de développement de la section communale (PDSC) et un plan de développement de la commune (PDC). Il finance en second lieu les projets prioritaires identifiés au cours du processus. Un appui est fourni au comité de développement de la section communale le rendant ainsi apt à superviser les travaux en cours et surtout à prendre en charge l’investissement.

Résultats

39 PDSC et 10 PDC ont été réalisés dans 39 sections communale impliquant ainsi 10 communes de la République. 39 ateliers de travail avec environ quarante mille personnes ont été organisés dans le cadre de l’élaboration de ces plans. 44 comités de développement de section communale ont été montés et appuyés. Environ 390 projets prioritaires ont été identifiés par les communautés. Arrivé presqu’à la fin de son cycle, le PDL a eu des résultats remarquables contribuant notamment à des modifications importantes des conditions de vie communautés ciblées. A date, les réalisations suivantes peuvent être mentionnées :

  • 67 écoles nationales (bâtiment et mobiliers scolaires) ont été construites ou réhabilitées dans 42 communes, permettant d’améliorer de manière significative les conditions d’apprentissage (distance parcourue, ergonomie des salles et espace de loisirs) d’environ 25 000 écoliers.

  • 58 projets d’adduction d’eau potable, de citernes et de latrines familiales, et de système de drainage ont été construits ou réhabilités dans 28 communes donnant ainsi accès à une eau de qualité à 30 000 personnes des communautés ciblées.

  • 22 centres de santé et 5 hôpitaux communautaire de référence ont été construits ou réhabilités dans 29 communes améliorant ainsi l’accès à des soins de santé de qualité pour environ 100 000 personnes.

  • 7132 enfants vulnérables (en domesticité, dans la rue) ont pu apprendre de nouvelles compétences le rendant ainsi mieux préparer pour faire face aux adversités de leur vie quotidienne.

  • Des matériels et équipement ont été distribués à 1,180 pêcheurs et 870 marchandes de poissons au niveau de 13 communes, 70 Dispositifs de concentration de poissons (DCP) ont été posés et sont en production. Les prises quotidiennes moyennes d’un canot sont passées de 17.5 livres à 48.45 livres.

  • 16,890 poulets de chair (coq et poules) ont été distribués à 1,600 familles au niveau de 10 communes à des fins d’amélioration génétiques par croisement. A date, on a pu avoir plus de 50,000 couvaisons et plus de 200,000 animaux hybrides F1. 300 des 800 unités de production d’œufs en milieu paysans ont été mises en place au niveau de 4 des 9 communes prévues. Elles produisent en moyenne 12,000 œufs par jour ce qui donne un chiffre d’affaire journalier de 48,000 gourdes compte tenu de l’autoconsommation.

  • 20 unités de transformation de céréales ont été implantées au niveau de 20 sections communales. Elles offrent des services de moulinage de grains à plus de 40,000 agriculteurs.

  • 190 citernes familiales à vocation agricoles ont été construites facilitant ainsi l’accès à l’eau pour usage domestique et d’arrosage à 570 familles.

  • 280 stations de monte ayant chacune deux boucs de race améliorée ont été mise en place afin de faciliter une amélioration génétique par croisement. 7,500 chèvres de race locale ont été distribuées à 3,750 bénéficiaires, à date on a eu 11,250 croisements ce qui a engendré 16,875 progénitures hybrides F1.

  • 7 systèmes d’irrigation ont été réhabilités ou construits arrosant ainsi 1,960 hectares de terre.

Contribution de la BID

Le FAES a commencé son approche participative avec le Programme FAES II (983/SF-HA) en initiant un programme pilote de développement local sur 9 Communes de 3 départements du pays. Cette expérience a permis aux cadres du FAES de développer des compétences en la matière. Fort de cette expérience le Gouvernement haïtien a décidé de mettre en œuvre un programme beaucoup plus grand d’u coût total de $US 72,2 millions dont un apport de $US 65 millions de la BID et $US 7,2 millions du Trésor Public.

Prochaines étapes

A travers le FAES, dans les cinq prochaines années, la Banque va contrinuer à apporter son appui aux populations les plus démunies dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme ciblant spécifiquement les réparations et reconstructions d’écoles.

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