Le MICI renforce ses réunions virtuelles pour gérer les requêtes pendant la pandémie de Covid-19

Depuis l’introduction du télétravail pour tous les employés du Groupe de la BID, les missions sur le terrain ont été reportées jusqu’à ce que les conditions nécessaires soient remplies, sans en aucun cas entraîner une suspension de la gestion des requêtes en cours ou la paralysie des processus. Au contraire, au cours des deux derniers mois, des dizaines de réunions virtuelles ont eu lieu avec les différents interlocuteurs de chaque requête, en utilisant plusieurs voies et plates-formes en fonction des situations particulières.

Le MICI a adopté de nouvelles façons de travailler — afin de maintenir la proximité même à distance — avec chacune des Parties dans son portefeuille de requêtes actives, suite à la déclaration de la pandémie coronavirus et  la restriction des voyages internationaux dans la plupart des pays. Le Mécanisme est particulièrement sensible aux limites technologiques et aux difficultés d’accès à Internet dans de nombreuses communautés de la région. Pour cette raison, et en fonction des capacités de chaque interlocuteur, nous utilisons une variété d’outils de communication virtuels pour assurer l’accessibilité au Mécanisme.

Il est indéniable que le fait de ne pas pouvoir rencontrer physiquement les requérants ni de connaître les projets de première main représente une difficulté supplémentaire pour des processus habituellement déjà complexes, comme les processus de résolution des différends ou les vérifications de la conformité. Cette présence physique est fondamentale pour notre travail, mais il est tout aussi important de trouver des alternatives créatives pour répondre aux préoccupations des communautés concernant les projets du Groupe de la BID.

À titre d’exemple, dans la gestion des requêtes du Programme d’infrastructure productive à Caracol, en Haïti, de multiples réunions de suivi ont eu lieu. L’interprétation créole haïtien-français a été nécessaire. Pour ce faire, une combination de trois plates-formes téléphonique et virtuelles ont été utilisées en même temps. Les requérants ont participé par le biais d’une connexion téléphonique conventionnelle, tandis que les autres parties prenantes se sont joints par vidéoconférence via MS Teams. L’interprétation a été assurée en utilisant une autre plate-forme virtuelle. La phase de consultation progresse également dans le processus d’évaluation de la requête concernant la route à péage 4G Ruta del Cacao en Colombie, malgré l’extrême complexité que les échanges virtuels avec chacune des Parties potentielles à un dialogue introduisent dans le processus.

En ce qui concerne les processus de la phase de vérification de la conformité, des contacts continus ont été maintenus avec la direction de la BID et les requérants pour les informer sur l’état des plaintes liées au projet Alto Maipo, au Chili,et sur le projet Generadora San Mateo S.A. et Generadora San Andrés S.A., au Guatemala.  Dans le cas du projet hydroélectrique Ituango en Colombie, il est essentiel d’informer environ 500 requérants de l’état de l’enquête et de l’annulation temporaire de la mission d’enquête, assurant que le travail d’enquête n’a pas cessé mais a dû s’adapter à une nouvelle réalité.

Le Mécanisme comprend la préoccupation et l’incertitude que cette situation exceptionnelle peut créer dans les parties impliquées dans un processus MICI et redouble ses efforts pour assurer une disponibilité maximale pour servir toutes les parties. C’est pourquoi nous réitérons notre engagement et notre conviction que, en tant que mécanisme de reddition des comptes, le travail du MICI exige que nous soyons flexibles et capables de nous adapter à la situation de ceux pour qui le mécanisme a été créé.