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Le nouvel élan d´Mésoamérique vers son intégration

Le XII Sommet du Mécanisme de dialogue et concertation de Tuxtla a lieu demain 26 octobre à Carthagène, Colombie. Le Sommet comptera avec la participation des chefs d´Etat du Belize, Costa Rica, Le Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama, Mexique, Colombie et République Dominicaine. Les mandataires parleront des avances de l´intégration régionale au sein du Projet Mésoamérique et accorderont les actions à venir.

Le Président de la BID, Luis Alberto Moreno, participe à ce Sommet aux côtés d´autres représentants d´organismes multilatéraux qui accompagnent le processus mésoaméricain. La dynamique de cette intégration va bien au-delà du commerce pour aller traiter des thèmes comme l´énergie, le transport, la vulnérabilité aux désastres naturels, le changement climatique, la planification des investissements et l´harmonisation régulatrice régionale.

Secteurs clés

Il y a des secteurs, comme celui de l´énergie, qui font état d´ importantes avancées vers l´intégration. Le projet connu comme le Système d´interconnexion électrique pour l´Amérique Centrale (SIEPAC) consiste en une ligne de transmission électrique de 1800 kms de long et la création d´un Marché électrique régional. Les travaux de cette infrastructure, qui sont à 93% réalisés, sont complétés par l´interconnexion entre le Guatemala et le Mexique (déjà opérative) et un projet de connexion entre Panama et la Colombie.

La BID a investit environ 280 millions d´USD pour la construction du SIEPAC, générant près de 1000 emplois directs. Le SIEPAC rendra possible une amélioration de l´offre d´électricité, augmentera les investissements faits dans le secteur et réduira jusqu´à 20% le coût de la production électrique.

Un autre secteur à souligner est celui du transport. Lors du Sommet de Tuxtla qui a eu lieu l´année dernière au Costa Rica, les pays ont accordé de mettre en marche le plan d´accélération pour le Corridor Pacifique, une route de 3200 kms qui constitue la voie routière la plus courte du Panama au Mexique. Cet itinéraire est le principal corridor logistique puisque 95% des biens commerciaux échangés dans la région y transitent. Il est prévu que les temps mis pour le trajet Panama-Mexique passent de 190 h (8 jours) à 54 h (2,25 jours) au long de ces cinq prochaines années.

Le plan inclut l´optimisation et la maintenance des voies chaussées, la sécurité routière, l´homologation des poids et mesures et la facilitation des contrôles frontaliers. Ce corridor améliorera la compétitivité régionale en réduisant les coûts et les temps de transport et facilitera l´accès aux marchés ainsi que l´intégration entre chaînes de production.

Par ailleurs, les principaux lieux de ralentissement dans le flux routier sont les passages frontaliers. C´est pour cela que les administrations des douanes ont implanté, avec l´aide de la BID, la procédure automatique nommée Transit international de marchandises (TIM). Celle-ci facilite le flux frontalier, améliore les infrastructures physiques et télématiques et unifie l´information en un seul document valide pour toutes les autorités de contrôle de frontières.

Le TIM simplifie et optimise les gestions aux postes frontaliers. Dans l´actualité, le système est en fonctionnement dans six postes frontaliers de quatre pays de la région : Mexique, Guatemala, Le Salvador et Honduras. Il est prévu que le TIM soit étendu au Nicaragua, Costa Rica et Panama au premier trimestre 2011. Cela facilitera le commerce en plus d´améliorer les contrôles fiscaux et parafiscaux. Finalement, il est attendu que le TIM soit adopté par toutes les douanes centraméricaines tant aux frontières terrestres comme aux ports et aéroports.

Ces avancées auraient un court impact dans la durée si l´un des plus importants thèmes, la vulnérabilité régionale aux catastrophes naturelles, n´était pas pris en compte. C´est pour cela qu´á été mis en place l´implantation du Système mésoaméricain d´information territoriale (SMIT), lequel permettra l´échange d´informations entre pays. Le SMIT est lié à l´Initiative CAPRA, plateforme régionale pour l´identification des risques de désastres dans chaque pays et la planification d´instruments financiers pour le transfert de risques (prêts de contingence, fonds de réserve et développement de marchés d´assurances locales).

Avant le Sommet de Carthagène, les Ministres du trésor et des finances des pays mésoaméricains se réuniront à Washington avec le Président Moreno et la haute administration de la BID pour parler des besoins en investissements et l´amélioration de la coordination. Le Président Moreno a souligné que la récente augmentation de capital renouvelle le compromis historique de la BID envers l´intégration, en la plaçant parmi ses cinq priorités institutionnelles.

Boiler Plate

Le Projet Mésoamérique est un mécanisme de dialogue, coordination et coopération appuyé par la BID pour articuler avec les pays les efforts pour l´intégration ainsi que pour rendre plus facile la gestion et l´exécution de projets qui visent l´amélioration de la qualité de vie des habitants de la région.