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"Homme noir à la casquette" par
Golde White.
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ROGER HAMILTON Qu'il
s'agisse
de baleines à bosse qui plongent dans une mer tropicale ou de formations
rocheuses au plus profond de grottes calcaires, l'offre touristique de
l'État brésilien de Bahia plaira à celles et ceux qui aiment l'aventure.
En outre, les retombées économiques incitent fortement les gens de
l'endroit à protéger leur environnement.
C'est ce qu'ont mis en relief de manière vivante une projection
spéciale et une discussion qui ont eu lieu au siège de la BID à Washington
en mars dernier. Les métrages « Le paradis des baleines » et « L'autre
face du plateau », réalisés l'un et l'autre par TVE Bahia, ont été
présentés à cette occasion. Il y a été question du tourisme vert qui est
précieux à deux titres : il peut impulser l'économie locale et aider à
protéger des écosystèmes fragilisés. La projection s'inscrivait dans le
cadre d'un festival mondial de cinéma écologique annuel dans la région de
Washington.
Le film sur les baleines examine l'histoire et l'habitat naturel de la
baleine à bosse, qui est aimée pour sa docilité, ses sauts acrobatiques et
ses « chants ». Autrefois chassée à outrance et menacée d'extinction,
cette espèce se reconstitue. On compte aujourd'hui environ 15 000 baleines
à bosse dans le monde entier.
L'un des endroits par excellence pour observer les ébats des baleines
se trouve près des îles Abrolhos, distantes de 43 km de la commune de
Caravelas dans le sud de Bahia. Tous les ans, pendant l'hiver antarctique,
les baleines viennent dans ce paradis marin d'eaux bleues, de récifs de
corail et de mangroves, pour s'y reproduire. Ce faisant, elles entrent
dans un écosystème qui comprend des colonies d'oiseaux marins, de tortures
marines et de villages de pêcheurs.
Le film retrace les efforts qui sont faits pour mettre les baleines et
l'ensemble de l'écosystème des Abrolhos à l'abri des pressions de plus en
plus grandes causées par la surpêche. Le Projet Abrolhos 2000, qui
bénéficie du concours de la BID, cristallise ces mesures de sauvegarde. Il
s'agit d'un partenariat qui réunit Conservation International, l'agence
brésilienne pour l'environnement IBAMA et la Fondation des baleines à
bosse, ainsi que des diverses localités. Le plan de gestion qui a été
conçu prévoit des recherches et des actions de surveillance, la promotion
du tourisme et la mise en application des règlements dans le Parc marin
national. Il vise à faire en sorte que ce milieu productif continue à
faire vivre les populations locales grâce à la pêche et au tourisme.
Le second film concerne aussi la mer, mais celle qui a disparu il y a
des millions d'années. Cette mer ancienne a surtout légué d'épais dépôts
de calcaire qui forment aujourd'hui le Plateau Diamantina de Bahia. Le
vent et la pluie ont sculpté peu à peu le rocher qui était mis à
découvert. Sur ces parois, des groupes paléoindiens ont dessiné des
animaux et des êtres humains et ils y ont laissé une foule d'empreintes de
mains. Vieux de plus de 8 millions d'années, cet art rupestre est une
attraction touristique de plus en plus courue.
Dans le sous-sol, ce même calcaire a subi l'action d'eaux légèrement
acides qui ont créé un autre site qui attire les visiteurs : un réseau de
galeries, dont l'une a 10 km de long, qui regorge de fabuleuses curiosités
géologiques, dont des grottes encombrées de stalactites et de stalagmites.
Des groupes locaux ont pris l'initiative de protéger ce fragile sous-sol.
Parfois, ils vont même jusqu'à obliger les touristes à se déchausser avant
de marcher sur des dépôts particulièrement délicats.
Après les projections, Raul Tuazón de la BID a décrit le concours de
plus en plus grand que la BID apporte aux projets de tourisme vert au
Brésil. Il a également évoqué une étude financée par la BID qui a constaté
une progression du tourisme vert chez les Brésiliens eux-mêmes. « C'est
très positif. Cela montre que la protection de la diversité biologique a
une clientèle qui augmente à l'échelle nationale comme locale »,
affirme-t-il.
Bon nombre des 500 projets de proximité financés au Brésil par le canal
du Fonds environnemental national doté par la BID ont favorisé le tourisme
vert, ajoute Tuazón. La deuxième étape de ce programme couronné de succès
s'amorcera sous peu.
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