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DEPENSES PUBLIQUES
De moins en moins de fonctionnaires
Le défi : réduire aux bons endroits



Récemment, les gouvernements d'Amérique latine, à la recherche d'un équilibre budgétaire, d'investissements privés plus importants et d'une efficacité à tous les niveaux, ont fait des efforts énormes pour réduire le personnel des administrations.

Cependant, on a à peine relevé le fait que même avant la dernière vague de réformes, le secteur public en Amérique latine était proportionnellement beaucoup plus petit que celui des pays industrialisés. Et aujourd'hui encore, il est toujours plus petit.

"En opposition marquée avec les pays industrialisés, où les dépenses publiques ont augmenté en général pendant ces dernières décennies, les dépenses publiques en Amérique latine ont baissé en tant que part du revenu national pendant les années 80", comme il est rapporté dans l'édition 1997 du Progrès économique et sociale en Amérique latine, récemment publié par le Bureau de l'Economiste en chef de la BID.

Il y est également mentionné que le secteur public des pays d'Amérique latine dépense habituellement environ un quart du PIB d'un pays, alors que dans un pays avancé sur le plan industriel, les dépenses représentent 50 %. Pourtant, en dépit du rythme régulier des privatisations, les pays d'Amérique latine dépensent encore 6 % de leur PIB en investissements publics. Dans les pays industrialisés, où le secteur privé joue un rôle plus important en matière d'investissements, le chiffre correspondant est inférieur à 2 % du PIB.

La seule différence plus notable entre les pays en développement et les pays industrialisés, en matière de dépenses publiques, concerne la sécurité sociale. Cette seule catégorie correspond en gros à 15 % du PIB dans un pays industrialisé avancé comparé à 2,5 % du PIB pour un pays type d'Amérique latine.


Le faible niveau de dépenses de sécurité sociale en Amérique latine reflète principalement une population beaucoup plus jeune dans la région, un facteur qui va poser un défi majeur pour les systèmes de sécurité sociale puisque la population va vieillir dans les décennies à venir. Des dépenses moins importantes de sécurité sociale s'expliquent également du fait qu'un grand nombre d'ouvriers appartient au secteur informel, et que les gouvernements ont un pouvoir relativement limité pour accroître leurs recettes
.
"Dans ce sens, une compression d'effectifs n'est pas toujours une solution plus avantageuse", rapporte Michael Gavin, économiste principal dans le secteur des recherches, à la BID.




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