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Juillet - août 2000 | |
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Une nouvelle renaissance |
| S'il y avait un berceau de la
bureaucratie, ce serait le spectaculaire palais Uffizi à Milan en Italie.
Uffizi veut dire bureaux, et bien que ce chef d'œuvre du maniérisme
italien du XVIe siècle soit aujourd'hui l'un des grands musées de l'art de
la Renaissance dans le monde, il devait à l'origine abriter de simples
fonctionnaires.
Aujourd'hui, la fonction publique italienne fait l'objet d'une
renaissance bien à elle. Selon Franco Bassanini, ministre italien de la
Gestion publique, il y a peu de temps encore la fonction publique dans son
pays se caractérisait par des « îlots d'excellence dans un océan
d'inefficacité générale ». Résultat, un vaste train de mesures a été conçu pour simplifier les
règlements et les formalités de l'Administration, pour transférer des
pouvoirs aux collectivités locales et pour donner davantage de
transparence à la préparation du budget à l'échelle centrale, en mettant
l'accent sur les résultats concrets et l'amélioration des rendements. Par
exemple, jadis pour lancer une entreprise en Italie il fallait obtenir 43
autorisations auprès de 15 organismes publics et cela pouvait demander
cinq ans, selon Bassanini. Aujourd'hui, à la suite des réformes
administratives, pour créer une entreprise, il suffit de déposer une seule
demande qui est instruite en trois mois seulement en moyenne. Dans de
nombreux autres secteurs aussi, l'État préconise des solutions
administratives qui se fondent sur la logique du « guichet unique » et il
utilise de plus en plus l'Internet pour simplifier les démarches.
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