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12 juil. 2010

Aider Haïti après le tremblement de terre

Lors les six mois qui ont suivi le tremblement de terre du 12 janvier, la Banque interaméricaine de développement (BID) a mobilisé un montant de ressources sans précédents pour aider Haïti dans ses efforts de récupération après la plus grande catastrophe naturelle de son histoire.

Le monde entier donne encore beaucoup d’importance à cette tragédie haïtienne, qui est encore visible dans les camps à Port-au-Prince et dans d’autres zones qui ont aussi été touchées par le tremblement de terre. Vers la fin du moi de mars, la communauté internationale s’est engagée à donner des millions de dollars pour le plan de reconstruction d’Haïti, mais l’impact de l’aide à long terme ne sera pas visible facilement à court terme.

Si d’autres catastrophes naturelles dans d’autres pays servent comme précédents, Haïti pourra se récupérer graduellement. Son gouvernement, qui a perdu de milliers de fonctionnaires publiques et virtuellement tous ses bâtiments, récupérera sa capacité opérationnelle et la reconstruction avancera. En tant qu’indicateur, les déboursements de la BID peuvent être vus comme un bon signe.

Dans les premiers mois après le tremblement de terre, les opérations de la BID ont été paralysées. Cependant, depuis avril, les projets ont repris et les déboursements ont commencé à augmenter. Au cours de l’année ils remontent à US$ 48 millions et pourront atteindre jusqu'à US$ 150 millions pour l’année 2010, un record pour Haïti.

Pendant les premiers mois, la BID a utilisée des ressources d’opérations préexistantes pour soutenir les efforts d’urgence, tels que la distribution d’aliments et médicaments. Un projet d’eau et assainissement a fourni des fonds pour distribuer des grandes citernes d’eau, dites vessies, pour transporter l’eau potable aux camps. Un autre projet a garanti l’achat de panneaux d’énergie solaire pour des hôpitaux.

La BID a également aidé à des unités du gouvernement haïtien à se remettre en pied en leur offrant des bureaux et de matériaux de travail, d’équipes de télécommunication et personnel temporaire. La BID a financé la réparation du system d’interconnexion bancaire, un pas essentiel pour redémarrer le système de paiement.

Une autre priorité du gouvernement haïtien était de reprendre les cours. Avec des ressources d’une autre opération, la BID a financé la construction d’environ 600 salles de cours dans des écoles qui ont été endommagées par le tremblement de terre. Ces structures légères mais résistantes ont permis à des dizaines de milliers d’étudiants de retourner à leurs études dans de conditions plus sûres.

Pendant les négociations de l’augmentation du capital de la BID, en mars l’Assemblée de Gouverneurs de la Banque a accordé de fournir à Haïti US$ 200 millions annuels en donations pendant la prochaine décennie. Etant donné les circonstances d’urgence en Haïti, les gouverneurs ont aussi accordé d’annuler sa dette existante.

En vue que le gouvernement haïtien a besoin de plus d’aide que jamais, la BID a déployé plus de personnel pour travailler sur Haïti. Entre le bureau à Port-au-Prince et la nouvelle équipe à Washington, la BID à 50 personnes travaillant exclusivement dans les thèmes haïtiens.

Cette augmentation du personnel sera nécessaire pour gérer un plus grand nombre d’opérations. La nouvelle assignation annuelle des ressources représente quatre fois plus du total des donations approuvées pour Haïti en 2007. Pour accélérer l’exécution des projets, la BID a aussi flexibilisé les procédures d’achats et contrats pour les opérations en Haïti.

Les ressources de la BID soutiennent les projets de développement économique, social et institutionnel. En Haïti, ces investissements à long terme soutiennent l’élargissement de l’infrastructure de transport, la production agricole, eau et assainissement, électrification, prévention de catastrophes naturelles et éducation. Dans tous ses projets, la BID accorde des ressources pour fortifier le gouvernement haïtien.

Depuis le tremblement de terre la BID a approuvé US$ 90 millions pour des nouvelles opérations, incluant US$ 50 millions en soutien budgétaire pour le gouvernement haïtien. Entre juillet et octobre devrait être approuvées des nouvelles opérations pour un montant de US$ 110 millions.

Ces projets se concentrent dans un petit nombre de secteurs prioritaires dans le plan de développement national. Dans les prochaines années, la BID espère investir plus de US$ 150 millions dans le secteur routier pour améliorer le transport entre les villes et les régions d’Haïti. Ces projets ne réduiront pas seulement les coûts de transport et le temps de voyage mais aussi aideront au maintien routier, un problème très important.

En partenariat avec l’Espagne, la BID est la principale source de contribution dans le secteur d’eau et assainissement en Haïti. La BID espère investir environ US$ 65 millions dans les prochaines années pour améliorer et élargir les services à Port-au-Prince, dans les villes moyennes et les communautés rurales. Egalement, la BID soutiendra la DINEPA, une nouvelle autorité gouvernementale dans ce secteur.

Le développement rural est une priorité pour Haïti où la moitié de la population vit de l’agriculture. La BID investira US$ 200 millions dans ce secteur, en s’appuyant de projets précédents pour l’amélioration de risque, la gestion des bassins et le control de maladies. En plus, ils moderniseront le système de titres et registre de terres, un des obstacles pour la productivité rurale.

Un des plus grands compromis de la BID pour les années à suivre est le secteur éducatif. Dans l’actualité, 500 mil enfants ne vont pas à l’école parce que les familles ne peuvent pas payer leurs études. Le gouvernement haïtien veut reformer le système éducatif pour ainsi élargir l’accès à l’éducation gratuite et de qualité. La BID soutiendra ces efforts avec des donations qui remontent à US$ 250 millions, en les combinant avec des ressources d’autres bailleurs de fond.

La BID a joué un rôle clé dans chacun de ces secteurs dans le passé, accumulant de l’expérience et en gagnant la confiance des autorités haïtiennes. Ces secteurs seront cruciaux pour une autre priorité haïtienne : la décentralisation. Le gouvernement a identifié trois régions en-dehors de Port-au-Prince pour encourager le développement régional. La BID se concentrera en deux de ces trois régions : Le Pôle nord, prés de la ville de Cap Haïtienne, et le Pôle d’Artibonito, qui comprend la principale zone agricole du pays.

Même si le logement n’a pas été un secteur traditionnel de la BID en Haïti, la Banque et le Fonds multilatérale d’investissement (MIF) ont approuvé des donations pour trois projets de logements visés à soutenir les personnes qui ont été touchées par le tremblement de terre. Deux projets ont été déjà mis en place : l’ONG latino-américaine Un Techo para Mi País (Un Toit pour mon pays) construit des abris en bois dans la ville de Grand Goave, au sud-est de Port-au-Prince, alors que l’ONG américaine Habitat for Humanity fait des réparations et des reconstructions de maisons à Cabaret, au nord de la capitale.

Le troisième projet, financé avec des donations qui remontent à US$ 30 millions, fournira des logements à environ 5 000 familles dans une nouvelle communauté dans la banlieue au nord de Port-au-Prince. Les logements seront construits dans des terrains offerts par l’Etat, avec suffisamment de place pour des espaces publiques, écoles, centres de santé, lettrines et douches.

La BID est aussi en train de promouvoir le développement du secteur privé en Haïti, où presque 70 pourcent de la force de travail fait partie de l’économie informelle. D’un côté la Banque et ses partenaires cherchent à désentraver le crédit pour les entreprises haïtiennes. Le MIF a récemment lancé un programme pour acheter les prêts des institutions microfinancières touchées par le tremblement de terre. Ceci permettra que le microcrédit ne soit pas interrompu lorsqu’il est de plus en plus nécessaire pour des centaines de milliers de microentrepreneurs.

D’un autre côté, la BID soutien le gouvernement haïtien dans ses efforts pour attirer plus d’investissements privé pour générer de milliers d’emplois dans l’industrie de textiles, l’agrobusiness et le tourisme. La BID soutiendra le développement de parques industrielles et encourage les grandes entreprises textiles d’ouvrir des usines en Haïti.

La BID coordonne ses activités avec les autorités haïtiennes et avec d’autres bailleurs de fonds. En tant qu’une des principales sources de ressources pour Haïti, la BID fait partie de la Commission interne de reconstruction haïtienne qui est dirigée par l’ex-président Bill Clinton et le premier ministre Jean Max Bellerive.

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